Le compte est bon

Le dernier week-end a été consacré à une petite exploration du Jura (la belle ville médiévale de St Ursanne, la capitale Delémont et la seule ville bilingue de Suisse, Bienne, au titre du Jura bernois). Il s’agissait du dernier des 26 cantons où l’on n’avait pas encore mis le pied (même si d’autres, tels Zoug ou Bâle Campagne, n’ont été “fréquentés” guère que le temps d’un changement de train). L’objectif de visiter l’intégralité des cantons suisses (même si ces visites ne sont naturellement pas exhaustives) aura donc été tenu, malgré le séjour de seulement deux ans au lieu des trois attendus.

Il reste maintenant 7 ou 8 week-ends à passer en Suisse, avec deux objectifs essentiels : Einsiedeln, principal lieu de pèlerinage marial du pays, et Münstair, au fin fond des Grisons (sans doute la ville la plus éloignée de Berne en Suisse), et dernier site Unesco du pays à visiter.

En attendant, les galeries du Jura sont

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sans oublier les galeries désormais en ligne de Turin

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La pendule fait tic-tac-tic-tic

Première des trois galeries en retard, celle de l’Arc horloger

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C’est assez incroyable de voir, perdus dans la cambrousse neuchâteloise, et à quelques centaines (parfois dizaines) de mètres de la frontière avec la France, ces alignements de manufactures horlogères, de toute taille, de toute forme et de toute production, qui contribuent si fortement au renom et accessoirement à l’excédent commercial de la Suisse.

La région subit cependant de plus en plus fortement la concurrence de Genève, et notamment de sa banlieue nord de Meyrin, où nombre de marques (notamment de LVMH et Richemont) rapatrient leurs manufactures, du fait de la proximité immédiate de l’aéroport international de Genève notamment.

PS du 10/06 : courte galerie sur Sion en ligne

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Développement photo

On a pris pas mal de retard sur la mise en place des galeries, mais la dernière étape de l’escapade dans le Nord-Est, portant sur le sublime village de Stein am Rhein, est désormais en ligne

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(Ça n’a pas dû trop changer en 500 ans !)

A suivre encore trois galeries :

  1. Le jeudi de l’Ascension passé dans l’arc horloger, entre Le Locle et La Chaux de Fonds ;
  2. Le dimanche suivant passé à Sion, capitale du Valais (et ville la plus ensoleillée de Suisse, au grand dam des Tessinois) ;
  3. Ces trois derniers jours à Turin, à l’occasion de l’ostension exceptionnelle du Saint Suaire.

Aux frontières

Pour le week-end du 8 mai, exploration d’un autre canton frontalier, Schaffhouse, tellement frontalier qu’on a même poussé jusqu’en Thurgovie puis en Allemagne, à Constance, dont la vieille ville se situe d’ailleurs sur la rive gauche du Rhin. Sur le chemin du retour, on a fait un stop à Stein Am Rhein, village réputé doté du centre-ville d’époque Moyen-Âge le mieux préservé de Suisse. Et c’est effectivement impressionnant, même si on a apprécie l’endroit surtout après 17h et le départ des cars de touristes. Et pour finir ce chouette week-end, un tour aux chutes du Rhin de Neuhausen (berceau de l’industrie de l’aluminium en Europe, précisément grâce à ces chutes, les plus hautes du continent malgré leurs modestes 23m de haut et 150m de large).

La première galerie, sur la ville elle-même de Schaffhouse, est

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A suivre les trois autres (chutes du Rhin, Stein Am Rhein et Constance) ainsi qu’une galerie sur l’Arc Horloger, les deux villes du jura neuchâtelois à l’origine de l’industrie des montres suisses, Le Locle et La Chaux de Fonds, qu’on a explorées à l’occasion du Jeudi de l’Ascension (et demain, direction Sion… pfiou !!).

PS du 18/05 : la courte galerie sur les chutes du Rhin est LA

PS du 20/05 : Constance en ligne sur la carte suisse (pour des raisons de proximité), ou directement ICI.

La conquête de l’est

On a profité du week-end de trois jours pour aller explorer un peu loin, en allant dans les Grisons. Coire, la capitale du plus grand canton de Suisse, restait l’antépénultième grande ville suisse (avec Schaffhouse, au programme du week-end prolongé prochain, et Sion, prévu pour l’été à l’occasion des combats de reines) que l’on n’avait pas encore visitée.

Le site de la ville, le plus anciemment occupé de toutes les villes au nord des Alpes, est assez encaissé, ce qui retient bien les nuages, avec une pluie constante durant les 24h sur place. Mais une bonne partie de l’intérêt de la ville réside dans son musée réthique (pas de photos) et ses églises (et sa gastronomie, avec enfin de vraies découvertes totalement inconnues au bataillon, comme les délicieux capuns).

Le musée des beaux-arts de la ville étant en réfection, on a le temps le samedi d’aller faire un saut dans la vallée voisine pour voir Davos et Klosters, dans deux styles différents, qui tentent de concurrencer St Moritz, plus au sud, comme “la” station chic de l’est de la Suisse,

Et ce dimanche, on assistait à l’autre Landesgemeinde, à Glarus, petit canton encaissé (et donc pluvieux…) coincé entre les cantons d’origine de la Suisse centrale et les Grisons. La configuration de l’espace de vote (tribunes debout pour les votants tout autour de l’estrade des allocutions) empêchait malheureusement d’avoir un aussi bon point de vue qu’à Appenzell, et la procédure était moins folklorique, en l’absence des épées et des costumes traditionnels.

On ne s’est donc pas excessivement attardé (d’autant que le charme de la ville tient surtout à son environnement géographique), et on a fait un stop au retour à Zurich, pour visiter la partie alémanique du musée national suisse (dont on avait vu la partie romande à Prangins, en banlieu de Nyon, il y a quelques semaines).

Les photos des Grisons sont

ICI

en attendant celles de Glarus (PS du 10/05 : enfin en ligne ICI).

 

Le pouvoir au peuple

Derrière ce titre quelque peu mélanchonien, une réalité bien suisse : le souverain ultime, en Suisse, c’est bien la population ! Il y a bien sûr les fameuses “votations”, ces référendums qui se tiennent quatre fois par an et interrogent les citoyens sur des sujets aussi divers que la fiscalité, les normes de construction ou le nombre de semaines de congés payés. Mais dans deux cantons, Glarus et Appenzell Rhodes-Intérieures, cette démocratie directe prend une forme encore plus poussée avec la persistance des “assemblées territoriales”, les Landsgemeinde.

Une fois par an, les électeurs du canton sont réunis sur la place principale du chef-lieu pour voter (à main levée) sur le budget de l’année précédente, les renouvellements de postes du pouvoir exécutif ou judiciaire, les projets d’investissements ou encore les votations lancées par des citoyens.

On était hier à la Landsgemeinde d’Appenzell R-I. Outre que c’est un joli village, cette sortie était aussi l’occasion de voir en action cette belle tradition suisse (en vigueur depuis plus de 600 ans, mais ouverte aux femmes depuis à peine 25…), bien que l’absence de secret du vote en soit un revers certain.

Les photos sont dans la galerie suisse, ou directement

ICI

Le week-end (prolongé) prochain, on va faire la même chose à Glarus, avec un passage à Schaffhouse et ses environs (Stein am Rhein, apparemment le plus beau village de Suisse, et les chutes du Rhin) sur le chemin.

En Suisse romande pour changer

Nouvelle exploration dominicale : on se rend au château de Prangins (banlieue est de Nyon), l’un des trois sites du musée national, pour en apprend plus sur l’histoire du pays (merci Napoléeon et la République Helvétique). Un tour des musées de Nyon est également au programme : porcelaine, romain et aquatique.

Les photos sont sur la carte suisse et

ICI

Au programme des prochaines fins de semaine :

  • 25-26 avril : Landesgemeinde d’Appenzell IR
  • 1-2-3 mai : Schaffhouse et Landesgemeinde de Glarus
  • 8-9-10 mai : Turin pour l’ostension du Saint Suaire

 

Un tour à Winterthur

Alors qu’il ne reste plus que 20 à 25 week-ends pour explorer la Suisse, on accélère un peu le rythme des expéditions. Direction Winterthur dimanche dernier, ville surtout connue pour son industrie et son secteur des assurances (siège de la filiale suisse d’AXA, numéro un du secteur ici), mais surtout accueillant une quantité assez stupéfiante de musées de haut niveau compte tenu de la population (100.000 habitants).

On commence à amortir le pass municipal des musées (très bonne affaire à 25 CHF quand chaque musée affiche un tarif de 12 à 15 CHF) par le musée Oskar Reinhart, principal mécène des arts de la région. Beaucoup d’artistes locaux, de qualité variable. On enchaîne sur le musée privé de sa demeure (Am Römerholz), et le niveau monte d’un coup : des impressionnistes français par dizaines, et l’heureuse surprise de découvrir l’un des rarissimes Peter Bruegel l’Ancien que l’on traque un peu partout dans le monde (photos interdites malheureusement).

Le Kunstmuseum fait revenir sur terre : hormis un sympathique Van Gogh, collection assez décevante. La Kunsthalle est fermée contre toute attente, on enchaîne donc avec le musée des arts décoratifs, sans intérêt par lui même, mais qui accueille une collection horlogère passionnante.

Il reste un peu de temps juste avant la fermeture pour aller à l’autre bout de la ville explorer le très réputé Fotostiftung, pendant alémanique de l’excellent musée de l’Elysée de Lausanne. L’exposition temporaire est assez déroutante, mais la collection de photos d’anciens combattants de l’ex-URSS est émouvante. Sur le chemin du retour, un coup d’œil au Lindengut, une bâtisse historique dont les poêles en particulier sont de grande beauté.

Au total, une journée surtout passée à l’intérieur (la ville elle-même étant sympathique, sans plus), mais qui démontre une fois encore la richesse des collections artistiques suisses.

Pour les photos, c’est par

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Le Tessin, c’est trop bien !

Alors qu’on était de permanence l’année dernière pour Pâques, ce qui avait obligé à limiter les quatre jours du week-end à une simple escapade à Bâle, on a enfin pu mettre à profit celui de cette année pour visiter “le” gros morceau qui manquait, et qui n’est pas faisable dans la journée, le Tessin !

Arrivée vendredi vers midi à Lugano (après un trajet en train passé essentiellement debout dans le couloir, avec la moitié de la Suisse), 24h sur place, puis samedi après-midi à Locarno. Pour le dimanche de Pâques, Ascona le matin et retour à Locarno dans l’après-midi. Et ce matin, départ matinal pour passer quelques heures en milieu de journée à Bellinzona, la capitale injustement méconnue de ce super canton.

A part quelques soucis de traduction par moment, week-end au top, même si on rentre avec une bonne centaine de kilomètres de marche au compteur.

Les galeries photo comment par Lugano sur la carte suisse, ou directement

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PS du 07/04 : pour Locarno, c’est

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PS du 09/04 : le magnifique spot d’Ascona, c’est désormais

ICI

PS du 12/04 : et pour finir la méconnue Bellinzona par

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Carnaval avenchois

Dans la foulée des Brandons d’Yverdon la semaine dernière, on est allé ce dimanche à Avenches, ancienne cité romaine surtout connue aujourd’hui pour ses deux festivals (rock et opéra), et dont le carnaval tardif est aussi sympa, avec de nouvelles Guggen. Ci-dessous le traditionnel “morceau d’ensemble” regroupant toutes les Guggen (323 musiciens cette année).

Le week-end prochain, on sera de permanence à Berne, mais on va quand même essayer d’en profiter pour découvrir de nouveaux coins de la ville.