Le pouvoir au peuple

Derrière ce titre quelque peu mélanchonien, une réalité bien suisse : le souverain ultime, en Suisse, c’est bien la population ! Il y a bien sûr les fameuses “votations”, ces référendums qui se tiennent quatre fois par an et interrogent les citoyens sur des sujets aussi divers que la fiscalité, les normes de construction ou le nombre de semaines de congés payés. Mais dans deux cantons, Glarus et Appenzell Rhodes-Intérieures, cette démocratie directe prend une forme encore plus poussée avec la persistance des “assemblées territoriales”, les Landsgemeinde.

Une fois par an, les électeurs du canton sont réunis sur la place principale du chef-lieu pour voter (à main levée) sur le budget de l’année précédente, les renouvellements de postes du pouvoir exécutif ou judiciaire, les projets d’investissements ou encore les votations lancées par des citoyens.

On était hier à la Landsgemeinde d’Appenzell R-I. Outre que c’est un joli village, cette sortie était aussi l’occasion de voir en action cette belle tradition suisse (en vigueur depuis plus de 600 ans, mais ouverte aux femmes depuis à peine 25…), bien que l’absence de secret du vote en soit un revers certain.

Les photos sont dans la galerie suisse, ou directement

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Le week-end (prolongé) prochain, on va faire la même chose à Glarus, avec un passage à Schaffhouse et ses environs (Stein am Rhein, apparemment le plus beau village de Suisse, et les chutes du Rhin) sur le chemin.

En Suisse romande pour changer

Nouvelle exploration dominicale : on se rend au château de Prangins (banlieue est de Nyon), l’un des trois sites du musée national, pour en apprend plus sur l’histoire du pays (merci Napoléeon et la République Helvétique). Un tour des musées de Nyon est également au programme : porcelaine, romain et aquatique.

Les photos sont sur la carte suisse et

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Au programme des prochaines fins de semaine :

  • 25-26 avril : Landesgemeinde d’Appenzell IR
  • 1-2-3 mai : Schaffhouse et Landesgemeinde de Glarus
  • 8-9-10 mai : Turin pour l’ostension du Saint Suaire

 

Un tour à Winterthur

Alors qu’il ne reste plus que 20 à 25 week-ends pour explorer la Suisse, on accélère un peu le rythme des expéditions. Direction Winterthur dimanche dernier, ville surtout connue pour son industrie et son secteur des assurances (siège de la filiale suisse d’AXA, numéro un du secteur ici), mais surtout accueillant une quantité assez stupéfiante de musées de haut niveau compte tenu de la population (100.000 habitants).

On commence à amortir le pass municipal des musées (très bonne affaire à 25 CHF quand chaque musée affiche un tarif de 12 à 15 CHF) par le musée Oskar Reinhart, principal mécène des arts de la région. Beaucoup d’artistes locaux, de qualité variable. On enchaîne sur le musée privé de sa demeure (Am Römerholz), et le niveau monte d’un coup : des impressionnistes français par dizaines, et l’heureuse surprise de découvrir l’un des rarissimes Peter Bruegel l’Ancien que l’on traque un peu partout dans le monde (photos interdites malheureusement).

Le Kunstmuseum fait revenir sur terre : hormis un sympathique Van Gogh, collection assez décevante. La Kunsthalle est fermée contre toute attente, on enchaîne donc avec le musée des arts décoratifs, sans intérêt par lui même, mais qui accueille une collection horlogère passionnante.

Il reste un peu de temps juste avant la fermeture pour aller à l’autre bout de la ville explorer le très réputé Fotostiftung, pendant alémanique de l’excellent musée de l’Elysée de Lausanne. L’exposition temporaire est assez déroutante, mais la collection de photos d’anciens combattants de l’ex-URSS est émouvante. Sur le chemin du retour, un coup d’œil au Lindengut, une bâtisse historique dont les poêles en particulier sont de grande beauté.

Au total, une journée surtout passée à l’intérieur (la ville elle-même étant sympathique, sans plus), mais qui démontre une fois encore la richesse des collections artistiques suisses.

Pour les photos, c’est par

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Le Tessin, c’est trop bien !

Alors qu’on était de permanence l’année dernière pour Pâques, ce qui avait obligé à limiter les quatre jours du week-end à une simple escapade à Bâle, on a enfin pu mettre à profit celui de cette année pour visiter “le” gros morceau qui manquait, et qui n’est pas faisable dans la journée, le Tessin !

Arrivée vendredi vers midi à Lugano (après un trajet en train passé essentiellement debout dans le couloir, avec la moitié de la Suisse), 24h sur place, puis samedi après-midi à Locarno. Pour le dimanche de Pâques, Ascona le matin et retour à Locarno dans l’après-midi. Et ce matin, départ matinal pour passer quelques heures en milieu de journée à Bellinzona, la capitale injustement méconnue de ce super canton.

A part quelques soucis de traduction par moment, week-end au top, même si on rentre avec une bonne centaine de kilomètres de marche au compteur.

Les galeries photo comment par Lugano sur la carte suisse, ou directement

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PS du 07/04 : pour Locarno, c’est

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PS du 09/04 : le magnifique spot d’Ascona, c’est désormais

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PS du 12/04 : et pour finir la méconnue Bellinzona par

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Carnaval avenchois

Dans la foulée des Brandons d’Yverdon la semaine dernière, on est allé ce dimanche à Avenches, ancienne cité romaine surtout connue aujourd’hui pour ses deux festivals (rock et opéra), et dont le carnaval tardif est aussi sympa, avec de nouvelles Guggen. Ci-dessous le traditionnel “morceau d’ensemble” regroupant toutes les Guggen (323 musiciens cette année).

Le week-end prochain, on sera de permanence à Berne, mais on va quand même essayer d’en profiter pour découvrir de nouveaux coins de la ville.

Les Brandons à Yverdon

On a passé la matinée de ce dimanche à Yverdon, ville thermale à l’extrémité ouest du lac de Neuchâtel (mais constituant le chef-lieu du Nord-vaudois), afin d’assister à une partie des Brandons, le carnaval local visant à chasser l’hiver (d’où sa date tardive). On y croise notamment des groupes de Guggenmusik, version locale (et costumée) des bandas.

On en a profité pour faire un détour au château de Grandson, lieu d’une des trois grandes victoires des troupes Confédérées contre celles du Duc de Bourgogne.

Photos sur la carte de Suisse, ou directement

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Alors qu’on est passé sous la barre des 25 semaines restant en Suisse (dont 2-3 seront d’ailleurs passées à Paris pour trouver un point de chute), les week-ends à venir, avec le printemps, vont être à nouveau largement consacrés à explorer le pays. On a d’ores et déjà réservé les hôtels pour le week-end (4 jours) de Pâques, entre Lugano, Locarno et Bellinzona. Et le week-end prochain, on se refait normalement un carnaval de fin d’hiver, dans l’ancienne ville romaine d’Avenches.

Retour des Indes

Retour de 10 jours en Inde pour le mariage d’un ami. “Same, same but different” comme on dit là bas. Parmi les constantes : la capacité des Indiens à trouver des problèmes pratiques (et leurs solutions) là où il n’y en a pas, les klaxons, les saveurs, l’optimisme rafraîchissant de la population… Parmi les nouveautés : le clignotant pour indiquer qu’on tourne, les trottoirs à peu près propres, les mendiants moins nombreux (ou évacués en banlieue ?)…

On a profité de ces quelques jours pour visiter un gros morceau manqué il y a cinq ans : Amritsar, avec son Temple d’or (lieu le plus sacré des Sikhs) et sa cérémonie de fermeture de la frontière avec le Pakistan (pas de photos, elles ne rendaient vraiment pas terrible). Les photos sont en dernière position sous l’album Asie, ou directement

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Entre deux

L’hiver cède doucement la place au printemps, on approche des six derniers mois à passer en Suisse. Car on est désormais fixé sur le retour à Paris à la fin de l’été.

En attendant, un tour à Berlin en janvier, dix jours en Inde pour le mariage d’un ami (et rattraper le principal “must see” manqué durant les quatre ans passés là bas, à savoir Amritsar) dans 8 jours. Côté Suisse, le WE de Pâques sera sans doute dans le Tessin, et il restera notamment Schaffhouse, et peut-être Coire, comme destination “must see”.

C’est calme…

… et pas grand chose de nouveau, méritant un billet dédié depuis début novembre :

  1. l’hiver s’est enfin installé, donc pas de nouvelles explorations urbaines ;
  2. enfin, pas tout l’hiver, puisque la neige se fait encore attendre, donc pas de teasers venus des hauteurs de Gstaad ou de Zermatt ;
  3. nouvelle direction au bureau impliquant de prendre de nouvelles marques, donc pas mal de boulot

En perspective cependant, cinq jours à Berlin pour le Nouvel An. On postera peut-être des billets quotidiens, mais il y aura en tout cas un billet de compte-rendu général, ainsi que la traditionnelle galerie photo.

Les perspectives de retour (temporaire) à Paris se précisent l’été prochain, on devrait en savoir plus d’ici 5-6 semaines au mieux. A tout hasard, on a déjà réservé le nom de domaine :

pana.me

(ce sera normalement un blog photo quasiment à 100%, en plus de l’archivage des anciennes déclinaisons indienne, sénégalaise et suisse du blog ; on a un gros projet photo en tête qui devrait facilement prendre les deux ans de séjours parisiens prévus)

Un coup de Saint Gall

Finalement, on s’est dit qu’il n’y avait pas de raison d’attendre le printemps prochain pour aller à Saint Gall. Départ matinal donc, pour être vers 11h dans la grande (75.000 habitants) ville de Suisse orientale, et l’une des grandes villes universitaires du pays (en économie notamment).

Le centre ville est assez petit, marqué par des balcons couverts et très ornementés au 1er étage de certaines maisons. Il s’organise autour de l’abbaye, aujourd’hui largement réquisitionné par les services cantonaux. On vient à Saint Gall surtout pour la magnifique bibliothèque baroque de cette abbaye, avec une collection de parchemins et livres impressionnantes en sus de l’architecture opulente du lieu. C’est là l’un des trois seuls sites urbains classés à l’Unesco en Suisse, avec la vieille ville de Berne et les châteaux de Bellinzona (qui devraient être au programme d’un des deux prochains week-ends). Les photos y sont malheureusement interdites ; raison de plus pour aller voir tout cela de ses propres yeux !

Pour le reste, la galerie Saint Gall est

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